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"Digital Encounters", à la rencontre des internautes qui bloquent les publicités

Publicité digitale : L’intégration et la personnalisation, armes contre la montée des adblockers, selon l’étude « Digital Encounters » de Mindshare.

L’annonce par You tube de proposer aux internautes un abonnement Premium sans publicité d’ici fin 2015 traduit bien l’existence d’un « marché » de l’évitement publicitaire, illustré également par la montée des adblockers.

L’étude réalisée en Avril 2015 par l’agence media Mindshare auprès de 800 internautes représentatifs cherche à identifier et qualifier l’ampleur du phénomène adblockers, et d’explorer des pistes pour « contourner » le phénomène d’irritation publicitaire sur le web.

  • Premier constat : 30% des interrogés déclare avoir installé un adblocker sur desktop (essentiellement Adblock ou Adblockplus), 8% sur mobile et 7% sur tablettes ; un profil utilisateurs plutôt large, même si logiquement surpondéré sur les gros consommateurs web, plutôt jeunes et technophiles
  • Les raisons de leur irritation : les formats intrusifs tels que Pop ups et Interstitiels, mais également les vidéos pre-rolls.
  • De façon assez nette, c’est sur les sites Video et Streaming que la permission publicitaire est la plus faible : 62% d’opinions négatives, vs 46% en moyenne sur les autres types de sites.

      Quelles solutions pour « éviter l’évitement » ?  

  • La finesse du ciblage semble constituer une vraie opportunité, car ils sont plutôt favorables à des publicités personnalisées, que ce soit en fonction de leurs centres d’intérêt (à 51%) ou de leurs achats (47%)
  • Ils accepteront également mieux les formats intégrés,  notamment les native ads bien sûr qui ne perturbent pas leur navigation, voire même les formats vidéo s’ils sont intégrés dans les articles (inread)

 Enfin, et dans une perspective « éditeur », on observe que 23% des bloqueurs se déclarent prêts à payer pour éviter la publicité sur leurs sites préférés .Le montant acceptable cité spontanément serait 2 fois plus élevé pour des sites d’information et de services –sans doute dû à l’exigence de qualité « journalistique », que pour des sites de vidéo, de streaming,  et sociaux.